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Pour une meilleure insertion professionnelle
• Lutter contre le décrochage scolaire. C’est le grand challenge de ce plan d’action. Chaque année, plus de 100 000 jeunes quittent l’école sans diplôme et sont confrontés à de lourdes difficultés pour s’insérer sur le marché du travail. Pour y remédier, un droit à « préparer sa vie active » sera instauré entre 16 et 18 ans. Des plates-formes régionales d’orientation devront assurer, dès la rentrée 2010, le repérage et le suivi de tous les « décrocheurs ». Une solution sera proposée à chacun d’entre eux (place en école de la deuxième chance, apprentissage, formation, etc.). Elle permettra de ne laisser aucun jeune mineur (sauf s’il a déjà un emploi), sans accompagnement et soutien.
• Le contrat d'insertion dans la vie sociale (CIVIS) qui accompagne les jeunes de 16 à 25 ans en difficulté pour s’insérer sur le marché du travail sera renforcé. Ce contrat est conclu avec les missions locales ou les permanences d’accueil, d’information et d’orientation (PAIO). Sa durée est d’un an renouvelable.
• Les contrats en alternance seront développés. En complément des mesures déjà prises (prime pour le recrutement d’apprentis dans les entreprises de moins de 50 salariés, extension du dispositif « zéro charge » aux entreprises de plus de 10 salariés pour le recrutement d’apprentis, aide pour tout recrutement de jeune en contrat de professionnalisation, etc.), d’autres efforts seront faits pour accroître le recours des jeunes à l’alternance. L’apprentissage en fin de cursus universitaire sera développé, sur la base d’expérimentations avec des universités pilotes. La fonction publique s’ouvrira davantage à l’apprentissage. Enfin, les apprentis bénéficieront des mêmes avantages que les étudiants (réductions sur les loisirs et transports, accès aux restaurants universitaires, etc.).
• Les entreprises seront autorisées à « prérecruter » des jeunes dont elles financent la formation. Le Président de la République a demandé aux partenaires sociaux d’étudier la mise en place d’un cadre juridique permettant aux entreprises de « pré-embaucher » un jeune de moins de 26 ans dont elles souhaiteraient financer la formation. L’entreprise pourrait ainsi planifier ses recrutements, et le jeune serait assuré de décrocher un emploi à la fin de sa formation, en contrepartie d’un engagement à rester au service de cette entreprise pendant une durée préalablement définie.
• Le service civique volontaire devrait concerner 10000 jeunes en 2010. L'objectif est de parvenir à 10 % d'une classe d'âge. Son cadre juridique sera simplifié. Une proposition de loi, déposée au Sénat, devrait être débattue à l'automne.
• Une prémajorité à 16 ans serait instaurée pour permettre à un jeune de créer une entreprise, de présider une association ou en être le trésorier.
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