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Pas de surprise sur la compagnie
Jusqu’à présent, si vous
achetiez votre billet par le biais d’une
agence de voyage, vous n’étiez pas
certain de savoir sur quelle compagnie vous alliez
voler. Dorénavant, plus de surprise de
dernière minute. Le décret du 17
mars 2006 indique que toute personne habilitée
à commercialiser des titres de transport
aérien doit informer le consommateur (pour
chaque tronçon de vol) de l'identité
du transporteur. Cette information doit vous être
confirmée par écrit, y compris par
voie électronique si vous avez acheté
vos billets ou votre forfait touristique sur Internet.
Si vous avez procédé par téléphone,
vous devez recevoir un courrier.
Après la conclusion du contrat, si un changement
de compagnie intervient, vous devez également
en être avisé (par tout moyen approprié)
au plus tard au moment de l'enregistrement ou
avant les opérations d'embarquement lorsque
la correspondance s'effectue sans enregistrement
préalable.
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A savoir : Il existe des
dispositions particulières pour les vols
non réguliers (“charters”)
et les forfaits touristiques. Dans ce cas, l'information
préalable sur votre transporteur aérien
peut vous être communiquée sous la
forme d'une liste comprenant au maximum cinq compagnies
susceptibles d’assurer le vol. Vous devez
ensuite être avisé du transporteur
retenu au plus tard huit jours avant la date du
voyage fixée au contrat (ou au moment de
la conclusion du contrat si celle-ci intervient
moins de huit jours avant le début du voyage).
Source : Décret n°2006-315 du 17
mars 2006.
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Important ! Si l’agence de voyages
ne respecte pas son obligation de vous informer,
elle contrevient à la réglementation
et vous pourriez l’attaquer en justice sur
ce fondement. En revanche, que se passe-t-il,
si, peu avant votre départ, elle vous informe
que la compagnie n’est pas celle qui était
prévue, et que vous refusez de partir pour
ce motif ? Pour l’instant, les textes ne
prévoient rien de spécial. C’est
ce que déplore d’ailleurs la CLCV*
(association de consommateurs) qui considère
que le décret aurait dû prévoir,
face à cet aléa, le remboursement
du billet et le versement de dommages et intérêts
pour le préjudice subi (par exemple : vacances
qui tombent à l’eau). Pour Thierry
Saniez de la CLCV : "Ce décret a
pour vocation de restaurer la confiance des passagers
aériens. Toutefois, il ne fait que leur
donner le droit d’être informé,
rien d’autre. Si la justice est saisie pour
des problèmes de ce type (changement de
compagnie au dernier moment), une jurisprudence
va peut-être s’établir pour
octroyer de meilleures garanties aux voyageurs.
Mais le décret lui ne dit rien sur ce point.”
* www.clcv.org.
Pour en savoir plus, consultez le
site : www.aviation-civile.gouv.fr
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